La censure Facebook France (2/3)

Je commence alors à rédiger un recours sur la base de l’article 145 du code de procédure pénale : cette disposition permet, avant tout procès (c’est très important), de demander à un tribunal d’obtenir des éléments détenus chez l’adversaire, ici Facebook France.

J’ai besoin des statistiques de Facebook relatives au nombre de personnes qui ont été aiguillées sur la mauvaise page de Facebook, ainsi que quelques autres données.

 

La découverte de Laurent Solly

Pour que ma demande devant mon tribunal soit valable, je dois renseigner l’identité de la société Facebook France, son adresse, son identifié de société française appelé Siret, etc. Je note au passage le nom de son patron, Laurent Solly. Par curiosité, je regarde ce qui est écrit à son propos (Wikipédia) : Laurent Solly est un ancien préfet, ancien chef de cabinet au ministère de l’Intérieur, et ancien « Sarko Boy » !

J’étais en train de me plaindre de Facebook qui censurait une lettre ouverte dans laquelle je demandais la démission du ministre actuel de l’Intérieur, et je m’aperçois que le directeur général de la société qui censure n’est autre qu’un ancien de la place Beauvau ! Mais que fait-il là ? Ce n’est pas un informaticien, il n’a pas créé de start-up, rien… Un simple administratif qui est propulsé à la tête de Facebook France en 2013, sans raison apparente.

 

Facebook France et le fisc

Je poursuis mes recherches. En 2012, Facebook France est perquisitionné par le fisc français à cause de sous-évaluations du montant de son imposition. Après la perquisition, l’État français continue de mettre la pression sur Facebook. Et moins de 6 mois plus tard, Laurent Solly, « ancien » de l’Intérieur est embauché. Et depuis cette date, plus jamais Facebook France n’a fait l’objet de perquisitions. Et lorsque le gouvernement menace les grosses boîtes d’informatique (les GAFAM, Google, Apple, Facebook, Amazon et Microsoft), c’est surtout ceux qui sont basés en Irlande ou au Luxembourg. Facebook France n’est plus jamais inquiété, alors qu’il continue à sous-évaluer ses résultats dans l’hexagone.

J’y vois un « deal » évident : le ministère français de l’Intérieur « infiltre » Facebook France, en échange du fisc qui ferme les yeux sur la fraude fiscale du réseau social.

Et c’est cette infiltration qui conduit de vrais-faux employés de Facebook France à censurer de manière discrète les messages qui ne sont pas appréciés.

 

Un forme secondaire, et bien plus dangereuse, de censure

Il existe bien entendu une censure que j’appellerai « gros sabots », du genre : votre message viole les règles de Facebook, et a été supprimé.

Mais cette censure est en quelque sorte l’arbre qui cache une forêt beaucoup plus grave : celle d’étouffer tout « buzz » dérangeant pour le gouvernement. Ainsi, nous croyons avoir une possibilité de faire connaître nos histoires. Et c’est vrai pour notre premier cercle, celui des « amis Facebook » qui ont accès à nos messages. Mais si quelqu’un appartient au second cercle, celui des « amis des amis », alors lui n’a pas accès au premier message même s’il est repartagé.

Le buzz doit être validé par ces agents de l’Intérieur, sinon il est étouffé, et c’est ce qui s’est passé avec Twitter : Facebook a fait croire que j’avais effacé mon message, et avait supprimé l’affichage de l’illustration.

 

>> Suite : mon recours devant le tribunal (page 3/3)

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