Les dangers de l’aliénation

Juges et policiers malfrats l’ont bien compris : une personne qu’on envoie en prison pourra se défendre. Elle a droit à des visites, un avocat, etc. En revanche, quand on envoie une personne en hôpital psychiatrique, on peut la garder des mois à l’isolement, pour un faux prétexte mental, et la droguer de médicaments jusqu’à n’en faire qu’un légume.

Chaque semaine en France ce sont près de 200 personnes qui sont enfermées à tort dans des asiles. (Sources et calculs : 80 000 patients hospitalisés sans consentement sur sante.fr ; sur Le Figaro, 2 300 demandes d’annulation ont pu être présentées devant un juge, avec 13 % d’annulation d’hospitalisations indues. Si l’ensemble des patients hospitalisés d’office avaient accès à un juge — ce qui n’est pas le cas si le directeur de l’établissement s’y oppose avec un certificat médical — ceci représenterait 10 000 personnes par an, soit 200 personnes libérées par semaine en France.)

Un rappel sur les terribles conditions de séjour en hôpital psychiatrique : article sur liberation.fr, « Un rapport fustige les dérives d’hôpitaux psychiatriques »

Extrait de l’article : « des patients étaient enfermés, attachés pendant plusieurs mois »

 

À Martigues (13), que se passe-t-il aux deux hôpitaux du Vallon et des Rayettes ?